• Accueil

  • Accès & plan

  • Infos pratiques


  • Histoire


  • Galerie photo


  • Actualité


  • Vie municipale

  • Vie associative


  • Liens utiles




    La météo
    Current weather in Geneve-Cointrin, SwitzerlandCurrent temperature in Geneve-Cointrin, Switzerland
  • Histoire & patrimoine

    Blason

      De

    Cornier

     

     

     

     

     

     

     

     

    Création du blason

    Au cours de l’année 1998, la Mairie se préparait à mettre en place une signalétique des routes et chemins de la Commune. Suite à quelques notes parues au Bulletin municipal et à une première exposition à la fête des Vieux Métiers de 1997, M. Allard, le maire, a proposé au groupe Histoire et patrimoine de Cornier de réfléchir à la présentation d’un blason pour la commune.

    Principes retenus

    Rendre hommage à travers le blason, aux générations qui ont construit le passé de la collectivité, c’est-à-dire, autrefois, la paroisse.

    Rassembler, dans cette représentation symbolique, le patrimoine encore existant et la constitution en trois pôles de la géographie des hameaux.

    Le blason étant une création du Moyen - Age dont les premières manifestations  se situent au XI ème siècle, il convenait de partir de ce passé lointain qui marque encore le terroir.  

     F. Baulet, G. Déage, G. Jond, P.Roussel (groupe Histoire et Patrimoine de  Cornier)

     

    Description

     

    En opposition diagonale (partie 1 : à gauche en haut et 4 : à droite en bas) nous trouvons d'une part les armes de la famille comtale des Genevois et d'autre part celles des Sires de Faucigny. Ces blasons placent Cornier sous cette double filiation et rappellent que  la paroisse fut un point de confluence des rivalités qui ont mobilisé longtemps les deux familles.

     

    Les autres quartiers (partie 2 : en haut à droite et 3 : en bas à gauche) font allusion aux principaux vestiges actuels du patrimoine communal : la chapelle de Vège et la tour du Crédoz d’une part, la "Commanderie" de l’autre. D'abord donc, les trois corneilles présentes sur les armes de la famille d'Arenthon et blasonnées dans la chapelle de la Madeleine, puis la tour ronde du Crédoz rebâtie par Pierre II de Savoie pour son épouse Agnès du Faucigny peu avant l'entrée de cette terre dans le giron de Savoie. Ensuite, la bannière de la Langue d'Auvergne qui, dans l'Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean, rassemblait les chevaliers de langue franco-provençale, c’est-à-dire ceux qui habitaient l’aire du parler d’où sont issus nos patois (entre langue d'oc au sud  et langue d'oïl au nord).

    Justification historique

     

    Considéré dans ses racines seigneuriales et son évolution historique, Cornier est, à l’aube de l’époque des blasons, une terre des comtes de Genève. Elle devient ensuite pour plusieurs siècles une des différentes paroisses regroupées dans le mandement du Châtelet de Crédoz. Cette place forte, siège d’une châtellenie, défendait sur la rive gauche de l’Arve, une enclave des puissants sires de Faucigny en terres du Genevois avant son passage sous l’autorité de la Maison de Savoie.

    Les armes des comtes de Genève, en opposition avec celles des sires de Faucigny, ont une grande importance et ouvrent la lecture du blason.

    Longtemps convoité par les comtes de Genève progressivement cantonnés dans la basse vallée et sur la rive gauche de l’Arve, le Châtelet de Crédoz, vers lequel convergeaient les routes du Chablais et de Genève par le pont de Boringe, du Faucigny par Arenthon et d’Annecy par La Roche, pouvait prétendre  grandir car il était doté d’une enceinte de murs percée de deux portes et bénéficiait de franchises.

    C’est dire l’importance du Châtelet et de sa tour ronde dans la constitution du blason.

    A une échelle moindre, la vie de la paroisse fut influencée par la présence à Moussy des Hospitaliers de Saint Jean. Ces moines, à l’origine installés à Jérusalem, avaient secouru les croisés venus prendre Jérusalem en 1099. Le retentissement de la victoire ou le sentiment de reconnaissance aboutit au don de la terre de Moussy devenue par la suite une exploitation agricole dotée d’une grange et d’une chapelle d’accueil rattachées à la Commanderie de Compesières.

    La chapelle, fleuron de l’art roman en Savoie est ici représentée par le dauphin.

    Aux confins des terres basses de la paroisse, au temps où les croisés rapportaient d’Orient les premières épidémies de lèpre et de fièvres, les nobles d’Arenthon édifiaient, en un lieu isolé par un nant et au bord de la route, une maladière avec sa chapelle dédiée à Saint Lazare et Sainte Madeleine. La miséricordieuse fondation fut prise en considération et obtenait d’autres pieuses donations,celles des dames de Faucigny, par exemple.

    Le temps passant, la maladière de Vège allait donner naissance à un des villages de la paroisse présent sur le blason par les armes de la famille d’Arenthon.

    Ces aspects de l'identité communale expliquent le choix d'un écartelé à quatre quartiers pour associer les différents blasons.

    Déclinaison héraldique

     

    "Ecartelé, au premier quartier, d'or à quatre points équipolés d'azur ; au deuxième quartier, tranché d'argent aux trois corneilles de sable membrées becquées de gueules et d'azur à la tour d'or maçonnée de sable ; au troisième quartier, d’or au dauphin d'argent lampassé ; au troisième quartier, de gueules à trois pals d’or."

     

    Quelques dates repères

     

    1225 : citation du Châtelet de Crédoz dans une sentence arbitrale entre les comtes de Genève et Aimon de Faucigny ( déjà un différend entre la Maison de Genève et la Maison de Faucigny )

     

    1262 : mention dans le testament d’Agnès de Faucigny, de la chapelle de Vège  attenante à la maladière ( sans doute fondée par la puissante famille d’Arenthon ), sous la protection, comme c’est généralement le cas, de Saint Lazare et de Sainte Madeleine.

     

    1275 : la plus ancienne trace écrite de Cornier orthographié Cornie

     

    1277 : première trace connue de la présence de la Commanderie de Moussy. C’est une reconnaissance d’un homme de l’Hôpital, donc un Hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem ( ordre de moines-soldats, fondé après 1099, date de la prise de Jérusalem par la première croisade ). La chapelle, encore existante, faisait partie d’une vaste exploitation agricole et forestière sur une terre donnée à l’Ordre de Saint-Jean en signe de reconnaissance.

     

    1355 : ( 16 juillet ) : ultime cérémonie d’allégeance du Faucigny à Amédée VI de Savoie ( le Comte vert ) qui venait d’obtenir cette terre quelques mois auparavant des mains du dauphin de France Charles et du roi Jean le Bon, héritiers du Faucigny. Le Châtelet était la dernière place forte à se rendre après la révolte de ce fief contre son nouveau maître. Désormais la bannière à croix blanche pouvait flotter sur le Faucigny quelques décennies avant le Genevois.

     

    Petit vocabulaire de l’héraldique :

    Le blason partagé en quatre se dit écartelé.

    La barre diagonale indique un tranché.

    Le bleu se dit d’azur.

    Le rouge se dit de gueules.

    La présence de la langue chez l’animal se dit lampassé.

    (doc F. Baulet)

     

    Contactez-nous | Mentions légales | Réalisation Mairie Cornier © copyright 2006 Tous droits réservés